vendredi 30 avril 2010

Jeudi et Vendredi

Jeudi

Dans la journée, labview intensif mais labview c’est tellement surpuissant que ça n’est pas gênant.

Le soir il y a un concert de musique traditionnelle donné par les étudiants et professeurs de l’université. La salle est blindée, apparemment pas mal de notables de la région. Le concert commence après une vidéo cucu d’hommage à une chanteuse. Pour des amateurs ils se débrouillent vraiment bien ! L’ambiance est, comme toujours, excellente (Mention spéciale à « Santiano » version arabe avec un couple qui danse le rock dessus (une culture du mélange le Liban, toujours)).

Après ça nous allons à une petit resto/narguilé dans le village d’à côté avec quelques camarades du dorm. Le patron se trompe dans la commande, on gagne un shawarma gratuit ! Après ça on est crevés et on dort.


Vendredi

On se réveille en retard, need more sleep. Puis labview toute la journée, encore.
Le soir c’est vraiment mort, les gens du dorm rentrent presque tous chez eux pour le weekend.Au moins on va pouvoir dormir. Seul événement notable, quand le distributeur de boissons n'accepte pas de fonctionner, deux camarades, et le gardien du dorm, viennent nous aider à le renverser pour récupérer une cannette gratuite !

mercredi 28 avril 2010

Les cigarettes

Ici c'est pas la France.
On fume partout, dans le hall de l'aéroport, dans le taxi, dans le resto. Seule exception, notre "dorm" où c'est interdit. Et ça fume beaucoup, je ne culpabilise presque pas d'être fumeur, comparé à eux.
Forcément, le paquet est entre 3000 et 3500 livres (1,5-1,8 euros).

Le truc marrant c'est leur réaction devant mes roulées amenées des France, ils ne connaissent pas du tout. La première fois que j'en roule une, devant notre "dorm", c'est l'attroupement, les gens observent, veulent essayer.
Depuis, on m'a dit plusieurs fois de ne pas trop rouler en public, que les gens risquaient de penser que c'était du cannabis (très mal vu ici), mais que bon, je suis français donc ça va (!).

Mercredi

Réveil vers 8H30, p’tit dej à la cafet de l’université où le café classique est du nescafé en poudre, demander expressément un expresso pour un café correct.

A 9H30 nous allons au bureau d’Antoine Abche, notre encadrant à l'université, où nous retrouvons aussi Elias Khalil, notre contact France-Liban, quelques discutions autour de la convention de stage puis direction le laboratoire Signal Processing où nous allons travailler. On nous présente à la responsable, très sympathique, qui cherche (comme à peu près tout le monde ici) à nous aider au maximum.

Nous passerons la fin de la semaine à prendre en main Labview, ensuite nous attaquerons vraiment le sujet du stage, à savoir pour moi : Traitement de signaux d’électrocardiogrammes.

Le soir nous allons manger dans un snack traditionnel situé juste en dessous de l’université, un pain plat roulé avec plein d’herbes et de légumes (j’ai oublié le nom mais c’est excellent). Va falloir que je fasse gaffe, depuis mon arrivée je mange beaucoup de légumes, c’est peut-être mauvais pour mon métabolisme. On y rencontre deux types qui nous expliquent qu’ici c’est l’ « exile », qu’il faut aller à Tripoli ou Beyrouth pour sortir. Pour l’instant on ne souffre pas trop de cet exile, on rencontre partout des gens, tous très sympathiques et pleins de bonnes intentions pour les « french ».

Après ça nous allons voir le match Barcelone-Real projeté en grand dans le gymnase du campus, encore une ambiance excellente, tambour et gens qui hurlent, on est presque dans le stade. Je suis pas fan de foot mais je suis resté jusqu’au bout.

Suite du mardi

On se réveille.

Je pars à la recherche de Dr Antoine Abche, qui a nos clefs d’après ce qu’on m’a dit. Les gens sont très sympas, on m’accompagne jusqu’à son bureau. S’ensuit un petit parcours administratif, ils ont l’air d’avoir à cœur de respecter d’une façon ou d’une autre les procédures en arrangeant à leur sauce pour s’adapter à notre cas particulier. Je fais la connaissances avec le responsable des sports et autres figures administratives importantes. Au final je récupère les clés, retourne à la chambre.

Je fais connaissance avec les gens de notre résidences, apparemment un français qui se débrouille en anglais ça impressionne. Mais la moitié environ parle français. Les gens sont cools, on est invités au barbecue organisé le soir.
Le barbecue est l’occasion de s’exploser le bide au pain plat (« c’est pas de la baguette ici ! ») avec des brochettes et beaucoup de « houmous » . C’est très bon ! Les gens sont toujours très cools, et ils ont la patate dès le début de la soirée. Ca danse traditionnel, avec un type qui rythme la musique au tambour. A un moment je suis entrainé de force et obligé d’apprendre tant bien que mal. C’est marrant ! La soirée continue, un type nous propose d’aller « discover the nightlife around » mais quand il prévoit de rentrer vers quatre heure et vu notre nuit blanche, on va se coucher sagement à 23H.

mardi 27 avril 2010

Suite

Après moult négociations et appels divers, Paul a pu avoir son billet. Dire que j’ai failli partir sans lui. On arrive à Beyrouth vers 3H du matin, on ne sait pas trop si quelqu’un nous y attend, mais on part !

Après moult heures d’attente, nous montons dans l’avion pour Larnaca où nous effectuons un changement pour Beyrouth. Le vol est quasiment à moitié vide, plutôt étonnant après qu’ils aient embêté Paul pour monter. Changement éclair à Larnaca, vol éclair jusqu’à Beyrouth, on est enfin au Liban !

Après moult formalités et la non-arrivée du bagage de Paul, nous sortons de la zone internationale. Il est 3H30, l’aéroport est à moitié vide, on ne sait pas trop quoi faire. On poiraute pendant une heure et demi, on s’essaye au change et aux distributeurs Libanais, aux clopes par cher et au chocolat Lindt de l’aéroport qui est dégueulasse.

Finalement vers 5H on se décide à prendre un taxi pour l’université (70 km au nord environ), de toute façon on n’a pas vraiment de moyens de contacter qui que ce soit à cette heure. Alors le taxi Libanais, déjà tu réfléchis dans ta petite tête à la meilleure position corporelle à adopter pour survivre en cas d’accident. Parce que ça va vite, très vite. Ca slalome entre les camions citernes à coup de klaxons et d’appels de phare en continu, et les lignes sur le sol c’est pour faire joli. Mais on a eu le droit au lever du soleil sur les collines de Beyrouth, c’était magnifique, puis toute la côte, magnifique aussi.

On arrive vers 6H30 devant l’université, on explique tant bien que mal pourquoi nous sommes là, on attend un peu, vers 7H30 un garde vient nous voir en nous disant qu’il nous accompagne à notre chambres. On s’installe, on dort.

lundi 26 avril 2010

Départ, re-départ, re-re-départ

Chers vous qui suivez mon blog,
Ce premier message est écrit dans le hall 1 de CDG terminal 1.

Flashback
Nous sommes vendredi 16 avril, nous allons à l'aéroport, à ce même terminal 1, hall 1. Le vol est annulé à cause du nuage de cendres. Nous rebookons un flight pour le mercredi 21.

Avance Rapide
Mercredi 21, sur le chemin de l'aéroport, nous apprenons que le vol est annulé. Les avions peuvent décoller mais la priorité est donnée à ceux d'Air France. Sales chauvins.
Nous allons au siège de Cyprus Airways, rebookons pour vendredi 26.

Maintenant
Notre vol est annoncé avec un retard de 5 heures. Mais on nous promet un coupon pour un repas Hippopotamus. YEPPPEEEE YEAHHHH.
En plus de ça, la réservation de sieur Paul qui m'accompagne pose problème pour une raison inconnue, pour l'instant, on poiraute assis par terre devant la file des chanceux qui enregistrent. Oui, ils sont chanceux.

A suivre.